Le Bien et le Mal résident en l'esprit

2017/09/27

On vient en ce monde humain avec un corps humain, une forme humaine, un corps de chair et de sang doté de tous ses organes ; on y vient aussi avec le nom que nous donnent nos parents. Le corps humain n'a rien de mal en soi, ce qui est mal c'est ce qui pourra être fait de mal avec. Autrement dit, le tort que l'on pourra porter à un autre, à des tiers, en rapport direct ou indirect avec nous, les ennuis qu'on leur causera, les problèmes ou misères qu'on leur créera. En d'autres mots, faire le bien à l'aide de notre bouche, de nos pieds, de nos mains en prononçant les bonnes paroles, en foulant le bon chemin, en accomplissant de bonnes choses, va permettre à un grand nombre de gens de bénéficier de notre aide et d'en tirer profit. Alors, pourquoi adopter deux comportements différents ? D'un côté, s'adonner au mal, se complaire dans l'erreur ; de l'autre, s'adonner au bien, agir véridiquement. Le premier comportement est celui de l'homme mauvais, le second celui de l'homme de bien. La cause réside en notre esprit, c'est là que réside le nœud du problème.


On a l'habitude de dire que, dans notre société, le parfait honnête homme, à l'image de l'auteur d'une contribution importante pour son pays et pour le peuple, a une grande conduite morale, qu'il fait preuve d'une extrême moralité. En termes bouddhiques, on dit que faire le bien d'autrui est se comporter selon le bien et que le contraire, c'est se comporter selon le mal, les bonnes actions créant un karma positif ; les mauvaises, un karma négatif. Les premières conduisent à un résultat heureux pour soi et pour autrui ; les secondes, à un résultat malheureux pour soi et pour autrui.



Dans le monde profane, on est souvent en bute à des idées trompeuses qui veulent que faire le bien des autres, leur porter assistance, ne serait pas un devoir et que ce serait une erreur qui n'entraînerait que dommage pour nous. Le Dharma, à l'opposé, nous enseigne que faire le bien d'autrui et aider les autres est bon, nécessaire, vertueux et que cela peut nous rendre heureux, alors que, d'habitude, le monde profane nous soutient le contraire, les deux conceptions s'opposant radicalement.


Point très important, le Dharma parle de « principe de cause à effet ». Au fond, quel doit être notre choix ? Faire le bien d'autrui ou non ? Aider les autres ou non ? Craignant souvent, chez soi, au travail, en société, d'être le perdant, on n'hésite pas à marcher sur les pieds des autres, bien mauvaise idée que l'on doit repousser. Pourquoi a-t-on ce genre d'idées alors ? Comment donc une telle idée s'empare-t- elle de notre esprit ? Pourquoi fait-on de tels choix ? Nous n'en savons rien nous- mêmes. Nous ignorons totalement pourquoi nous devons nous comporter et vivre ainsi. La raison ou la cause en est pour toi le fait que tu ne saches pas ; en termes bouddhiques cela s'appelle « ignorance » ou « état d'ignorance ».

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