Construction collective de la nouvelle civilisation du futur pour l’humanité (I)

2017/10/05

Construction collective de la nouvelle civilisation du futur pour l’humanité

Discours prononcé à la Conférence Internationale de la Paix au siège de l’UNESCO, à Paris, France, le 26 septembre 2017


Distinguée, Madame la Directrice générale de l’UNESCO, Madame Irina Bokova,

Distingué, Monsieur le Président du Conseil exécutif de l'UNESCO, Monsieur Michael Worbs,

Distingué, Monsieur le Secrétaire général de l’Organisation mondiale des bouddhistes, Monsieur Palop Taiali,


Chers représentants, chers amis,

Bonjour!


Je tiens tout d’abord à adresser mes sincères remerciements à l’Organisation mondiale des bouddhistes et au comité d’organisation de la Conférence internationale de la Paix 2017 de l’UNESCO pour avoir invité l’Association bouddhiste de Chine et moi-même. Depuis que la Déclaration du Millénaire des Nations Unies aie défini en 2000 les objectifs du millénaire pour le développement, les différentes forces ont été réunies pour aider plus de 600 millions de personnes du monde entier à se libérer de la pauvreté. Les gouvernements des différents pays ont massivement sensibilisé leurs citoyens sur les problèmes du développement, ont soutenu et mis en œuvre les objectifs favorables au développement commun de l’humanité et ont obtenu des résultats exceptionnels. Le Président de la Chine, M. Xi Jinping, a déclaré le 27 mars 2014 lors de la Conférence commémorative du cinquantenaire des relations diplomatiques entre la Chine et la France , « Pour réaliser le rêve chinois, nous nous sommes fixé deux objectifs grandioses : parachever la construction sur tous les plans d'une société aisée avant le centenaire du PCC en doublant d'ici 2020 le PIB chinois et le revenu par habitant par rapport à 2010 ; réaliser avant le centenaire de la Chine nouvelle le grand renouveau de la nation chinoise en faisant de la Chine un pays socialiste moderne, prospère, démocratique, harmonieux et hautement civilisé à l'horizon 2050. Pour réaliser le rêve chinois, il est donc nécessaire, à notre avis, d'approfondir la réforme dans tous les domaines, de libérer davantage la pensée, de développer les forces productives et d'accroître la vitalité de la société chinoise. »


A l’heure actuelle, à l’échelle mondiale, il existe encore un déséquilibre interrégional dans le développement économique et social. L’impact des crises économiques entrave encore le processus de développement. Nous devons encore faire face à de nombreux problèmes en vue de la réduction de la faim, la mise en place de l’égalité générale des sexes, l’amélioration au niveau des services médicaux et de la qualité de l’éducation fondamentale, etc..


A la suite des objectifs du Millénaire, l’ONU a publié le 25 septembre 2015 l’Agenda 2030 pour le développement durable, pour faire appel aux pays du monde entier à s’engager en commun et sans exception pour résoudre les problèmes de développement aux niveaux social, économique et environnemental. Dans cette période de transition importante des Objectifs du millénaire, l’Organisation mondiale des bouddhistes, en tant qu’organisme consultatif de l’ONU,  sollicite également les attentions et le soutien des personnes de différents milieux du monde entier, y compris bien sûr les bouddhistes, pour réaliser les objectifs communs du développement durable et paisible de l’humanité.  


En pareilles circonstances, en tant que bouddhiste, je ressens une responsabilité sans précédent, ce qui me pousse à continuer à penser comment, dans cette époque favorisant l’évolution pacifique et la coopération mutuellement bénéfique, mieux transmettre et développer l’esprit de compassion, de sagesseet d’impartialité du bouddha afin d’apporter des bénéfices et des inspirations au développement juste, équitable, égal, indulgent et durable à la société humaine.


Dans l’histoire du bouddhisme, des vénérables maîtres ont fait des efforts inlassables, de génération en génération, pour diffuser l’esprit de compassion du Bouddha, s’adapter au développement multipolaire du monde, favoriser les échanges diversifiés entre les civilisations, dissoudre les tensions de haine entre différentes régions et groupes ethniques et empêcher l’éclatement de guerres. Que ce soit sur la côte ouest de l’Amérique du nord, en Pacifique nord, à en Asie de l’Est, en Chine, en Corée du sud, au Japon, en Russie, en Mongolie, ou bien en Asie du sud-est comme la Birmanie, la Thaïlande, le Sri Lanka et le Laos, ou bien même, dans l’ensemble des pays au long des nouvelles Routes de la soie, le bouddhisme a été et continue d’agir pour maintenir et représenter l’ambassadeur de la paix.


L’étymologie de « la paix », dans la langue chinoise, signifie qu’aucune guerre ou acte d’hostilité n’est synonyme d’harmonie et de stabilité. C’est avec la paix que la vie peut être belle. La paix, idéal commun des êtres humains, Peace en anglais, est d’origine du latin « Pax ». Elle signifie la tranquillité en hindi, et a été traduit en « silence » dans les classiques bouddhistes chinois pour refléter la sérénité d’esprit, qui est l’état d’esprit suprême, soit le nirvana. Comme indiqué dans le Soutra de Vimalakīrti , « Le Dharma reste serein du fait que toutes les formes des phénomènes sont éteintes », ou bien dans le Soutra de l'Éveil parfait, « L’éveil parfait illumine tout et l'extinction du soi élimine la discrimination. » Nous sommes convaincus que la paix régionale et le développement stable à l’échelle mondiale sont la plus grande compassion et le plus grand espoir du Bouddha envers les êtres sensibles.


La clé pour réussir le développement durable est d’harmoniser les relations entre l’économie, la société et l’environnement. Le développement d’un des trois facteurs ne suffit pas pour atteindre le bon équilibre et la coordination. Le bouddhisme a toujours dans ses concepts la théorie « le toi en moi et le moi en toi », qui pourrait apporter de nouvelles démarches pour aborder le développement durable dans la société. Dans les yeux du Bouddha, toutes sortes d’activités humaines sont enrobées comme impliquée dans un fruit d’āmalaka transparent, mais elles se différencient les unes des autres tout en étant interdépendantes, se mêlant comme parties prenantes, et les activités vitales des êtres humains, voire tout l’univers, sont le résultat de la « coproduction conditionnée » sans « nature propre ». (A suivre)

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